11/12 juillet : chantier enduit terre/fibre partie 2

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Le week-end du 11 et 12 juillet, quelques adhérents se sont réunis sur le chantier collectif qui avait été initié à la fin du mois de juin dans un corps de ferme en rénovation sur la commune des Bondons. C’est lors de ce week-end que nous avons pu passer à la seconde phase du chantier : la phase de finition avec un enduit terre/paille, plus fin que la première couche de dressage que nous avions réalisée fin juin.

Cette seconde phase consistait donc en la fabrication et la pose d’un mortier constitué d’argile fine (qui, comme pour le premier chantier, avait été au préalable mise à tremper pendant 4 jours), de sable fin et de gros sable blancs ainsi que d’eau et de paillis de lin.

Sur ce chantier, il fallait que le sable soit de couleur claire car les pièces sont assez sombres et qu’il est plus facile de rendre un enduit clair lorsque ses composants le sont aussi.

Aussi, nous avons choisi une argile plus claire que lors de la première couche (vous pourrez voir sur les photos que la couche de base est plutôt marron foncée alors que la couche de finition a une couleur jaune sable très chaleureuse) et la paille que nous avons utilisé n’avait rien à voir avec la précédente : nous avions fini le précédent chantier en utilisant les restes de paille de l’agriculteur qui occupe les terres environnantes (celle-ci était très longue et fibreuse), alors que pour la phase de finition nous avons utilisé du paillis de lin, qui est un matériau très fin et qui est fréquemment utilisé en agriculture (biologique pour le lin que nous avons choisi) pour pailler les végétaux. 

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La sous-couche (weekend du 27/28 juin)

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Couche de finition (weekend du 11/12 juillet)

L’avantage de ce matériau est qu’il permet de mieux lier le mortier, mais il permet aussi un beau rendu : à la fin les fibres sont visibles et le fait qu’elles soient dorées attire l’œil et accroche la lumière.

Nous étions moins nombreux que sur le premier chantier mais ce n’était pas un problème puisque IMG_6218cette phase de finition demandait plus de matériel que lors du premier chantier. En effet, pour le corps d’enduit on peut ne travailler qu’avec ses mains et des règles en fer si on le souhaite, alors que ce second chantier nécessitait des taloches, des truelles ainsi que plus d’espace entre les personnes : le talochage demande de la place !

Comme lors du dernier chantier, plusieurs ateliers existaient :

  • Il y avait tout d’abord la fabrication du mortier, dont voici les dosages : 1 seau de barbotine (argile mélangée à de l’eau), 2 seaux de sable fin (0-2) blanc, un demi seau de gros sable (0-4) blanc, 1 demi seau de paillis de lin et de l’eau jusqu’à obtenir la consistance désirée (ni trop liquide ni trop épaisse)

  • Ensuite nous devions appliquer celui-ci sur le précédent enduit en ayant bien pris soin de ré-humidifier celui-ci avec un pulvérisateur. Ici : chacun sa technique ! On peut préférer utiliser la taloche pour appliquer beaucoup de matière ou bien utiliser la truelle pour être plus précis, on peut même projeter le mortier avec la truelle, mais il faut acquérir la gestuelle nécessaire pour éviter d’en mettre partout par terre !

  • Et enfin le talochage que l’on réalise lorsque l’enduit a un peu séché (sinon il est trop mou et on arrache tout) : c’est la partie la plus physique puisqu’il faut faire de grands mouvements réguliers sur le mur avec la taloche, jusqu’à ce l’enduit soit bien lisse. Lors de cette phase, on peut choisir d’utiliser la taloche éponge, ce qui a pour effet de faire ressortir la paille, l’enduit sera plus lumineux mais on verra les fibres, ce qui ne plaît pas à tout le monde, ou bien on peut utiliser la taloche normale, ce qui accentuera le grain, on verra ainsi plus le sable et moins la paille.

IMG_6244Cet enduit va mettre quelques jours à sécher, ensuite il faudra peut-être passer la taloche éponge partout pour refermer les éventuelles fissures, pour les plus grosses d’entre elles on pourra utiliser un pinceau mouillé avec lequel on va prélever du mortier et l’appliquer dans les fissures.

L’avantage d’utiliser le terre paille est qu’on peut garder un seau de mortier dans un coin pour une utilisation ultérieure : si le contenu du seau sèche il suffit de remettre un peu d’eau et on peut recommencer à l’appliquer !

soleil

Bravo à toutes les mains qui ont participé à ce chantier ! 

Suite au prochain épisode…

Quelques photos de ce weekend…

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