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Visite maison individuelle Florac- le 19 novembre

Dernière visite de l’année 2015 pour l’association Habitats Durables.

Pendant deux heures, ce fût l’occasion une nouvelle fois d’échanger sur nos expériences d’habiter et sur les choix de personnes ayant construit.

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Voici en résumé le contenu de cette soirée riche en apprentissages et échanges :

« Habiter en campagne sans utiliser sa voiture chaque jour et construire en incluant une réflexion écologique pour choisir ses matériaux. »

Voici les deux principaux critères qui ont permis à Anne et Christian de choisir leur lieu d’habitation. Arrivés à la retraite, ils ont tous les deux accumulés une expérience et un capital dans l’habitat qui leur ont permis de se lancer dans ce projet sans architecte. Mais pas seulement, car ils ont consulté leurs « amis » et visité des réalisations avec l’association Habitats Durables avant de se lancer.

Après des recherches de maison à retaper infructueuses dans le centre ville de Florac, ils se lancent dans la recherche d’un terrain proche du centre ville. Par chance, ils tombent sur un terrain en surplomb de la ville sur la pente du Causse Méjean. Seul bémol, 150 pins noirs d’Autriche poussent depuis quelques années sur le lieu, rendant la projection sur une maison individuelle difficile. Ils auraient pu prendre modèle sur des maisons sur pilotis perchées dans des arbres comme cette maison dans les landes : => Cliquez ici <=

Seulement, l’un comme l’autre ont préféré avoir une maison de plein pied pour pouvoir y accéder »même dans plusieurs années ». Ils souhaitent aussi ne pas passer le restant de leur jours à auto-construire leur habitat. Rapidement, ils prennent contact avec un constructeur de maison individuel les évitant de coordonner les différents corps de métier lors de la construction. Seulement, leur choix de matériaux ne sont pas des standards du constructeur qui a réussi à s’adapter aux choix du couple.

Ainsi, la maison de 100m carré sera réalisé en brique alvéolé et d’un isolant de laine de bois. La charpente sera faite de fermettes industrielles, le couple ne souhaitant pas investir un étage. La maison est constituée d’une pièce à vivre généreuse avec une hauteur de plafond de 2m60 car selon eux : « 2m45, on s’y sent à l’étroit, ça manque d’espace ». Ce salon/cuisine reprend l’orientation générale de la maison,  perpendiculairement au Causse avec une double ouverture (Nord Ouest et Sud Est). Le clou de la construction se trouve dans cette pièce : un poêle de masse en pierre « Tulikivi » importé de Norvège.

Poëlle de masse en Tulikivi

Poëlle de masse en Tulikivi

Cette source de chaleur unique et peu gourmande – 4 stères pour l’hiver, 16kg par jour- est située en plein centre de la maison. Les 45 cm de laine de bois projeté dans les combles perdues assurent un bon chapeau à la construction. Pas de problème de perte de chaleur !

Les autres pièces de la maison, chambre, cellier, bureau, salle de bain composent l’autre partie de cette habitation. La hauteur de plafond plus standard de 2m45 permet une différenciation nette de l’espace à vivre principal. Le garage est situé en dessous de ces dernières pièces, profitant ainsi de la pente naturelle du terrain. »

Pour finir, le couple nous invite à poursuivre le débat autour d’un apéritif.  Merci à eux de nous avoir ouvert leur porte !

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11/12 juillet : chantier enduit terre/fibre partie 2

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Le week-end du 11 et 12 juillet, quelques adhérents se sont réunis sur le chantier collectif qui avait été initié à la fin du mois de juin dans un corps de ferme en rénovation sur la commune des Bondons. C’est lors de ce week-end que nous avons pu passer à la seconde phase du chantier : la phase de finition avec un enduit terre/paille, plus fin que la première couche de dressage que nous avions réalisée fin juin.

Cette seconde phase consistait donc en la fabrication et la pose d’un mortier constitué d’argile fine (qui, comme pour le premier chantier, avait été au préalable mise à tremper pendant 4 jours), de sable fin et de gros sable blancs ainsi que d’eau et de paillis de lin.

Sur ce chantier, il fallait que le sable soit de couleur claire car les pièces sont assez sombres et qu’il est plus facile de rendre un enduit clair lorsque ses composants le sont aussi.

Aussi, nous avons choisi une argile plus claire que lors de la première couche (vous pourrez voir sur les photos que la couche de base est plutôt marron foncée alors que la couche de finition a une couleur jaune sable très chaleureuse) et la paille que nous avons utilisé n’avait rien à voir avec la précédente : nous avions fini le précédent chantier en utilisant les restes de paille de l’agriculteur qui occupe les terres environnantes (celle-ci était très longue et fibreuse), alors que pour la phase de finition nous avons utilisé du paillis de lin, qui est un matériau très fin et qui est fréquemment utilisé en agriculture (biologique pour le lin que nous avons choisi) pour pailler les végétaux. 

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La sous-couche (weekend du 27/28 juin)

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Couche de finition (weekend du 11/12 juillet)

L’avantage de ce matériau est qu’il permet de mieux lier le mortier, mais il permet aussi un beau rendu : à la fin les fibres sont visibles et le fait qu’elles soient dorées attire l’œil et accroche la lumière.

Nous étions moins nombreux que sur le premier chantier mais ce n’était pas un problème puisque IMG_6218cette phase de finition demandait plus de matériel que lors du premier chantier. En effet, pour le corps d’enduit on peut ne travailler qu’avec ses mains et des règles en fer si on le souhaite, alors que ce second chantier nécessitait des taloches, des truelles ainsi que plus d’espace entre les personnes : le talochage demande de la place !

Comme lors du dernier chantier, plusieurs ateliers existaient :

  • Il y avait tout d’abord la fabrication du mortier, dont voici les dosages : 1 seau de barbotine (argile mélangée à de l’eau), 2 seaux de sable fin (0-2) blanc, un demi seau de gros sable (0-4) blanc, 1 demi seau de paillis de lin et de l’eau jusqu’à obtenir la consistance désirée (ni trop liquide ni trop épaisse)

  • Ensuite nous devions appliquer celui-ci sur le précédent enduit en ayant bien pris soin de ré-humidifier celui-ci avec un pulvérisateur. Ici : chacun sa technique ! On peut préférer utiliser la taloche pour appliquer beaucoup de matière ou bien utiliser la truelle pour être plus précis, on peut même projeter le mortier avec la truelle, mais il faut acquérir la gestuelle nécessaire pour éviter d’en mettre partout par terre !

  • Et enfin le talochage que l’on réalise lorsque l’enduit a un peu séché (sinon il est trop mou et on arrache tout) : c’est la partie la plus physique puisqu’il faut faire de grands mouvements réguliers sur le mur avec la taloche, jusqu’à ce l’enduit soit bien lisse. Lors de cette phase, on peut choisir d’utiliser la taloche éponge, ce qui a pour effet de faire ressortir la paille, l’enduit sera plus lumineux mais on verra les fibres, ce qui ne plaît pas à tout le monde, ou bien on peut utiliser la taloche normale, ce qui accentuera le grain, on verra ainsi plus le sable et moins la paille.

IMG_6244Cet enduit va mettre quelques jours à sécher, ensuite il faudra peut-être passer la taloche éponge partout pour refermer les éventuelles fissures, pour les plus grosses d’entre elles on pourra utiliser un pinceau mouillé avec lequel on va prélever du mortier et l’appliquer dans les fissures.

L’avantage d’utiliser le terre paille est qu’on peut garder un seau de mortier dans un coin pour une utilisation ultérieure : si le contenu du seau sèche il suffit de remettre un peu d’eau et on peut recommencer à l’appliquer !

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Bravo à toutes les mains qui ont participé à ce chantier ! 

Suite au prochain épisode…

Quelques photos de ce weekend…

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Visite de chantier construction paille – 13 juin 2015

Voici quelque temps que Eric voulait nous faire découvrir son chantier…

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C’est chose faite,  pour les personnes présentes sur le Causse de Sauveterre, ce matin.

Depuis l’été dernier où Eric a accueilli un stage de formation de l’association Approche- paille, la charpente bois a été montée et le chantier s’est arrêté pour l’hiver.

La futur maison sur deux niveaux (R+1) culmine d’à peu près 6 mètres de haut au faîtage. Elle fait face au paysage immense du Causse Sauveterre et domine directement une « lavogne » formant un paysage de deux cercles imbriqués l’un dans l’autre rappelant une figure de Landart par son inscription dans le paysage. Le bâtit s’insère entre l’usage agricole ancestral et la modernité de l’usage de la paille, de la légèreté de la structure bois et de la taille des ouverture.

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Les ouvertures principales sont orientées vers le Sud-Est pour accéder au soleil de l’hiver comme au dernier rayon d’été. Cette implantation permet aussi d’éviter d’affronter le soleil venant du Sud.

L’ossature est faite en bois Douglas. Elle se présente sous la forme d’une double ossature permettant d’insérer des bottes de paille à dimension directement dans la structure. La paille est ensuite banchée en ayant pris soin de faire passer les réserves pour l’électricité et la plomberie. On coule ensuite un enduit à base de chaux, chanvre et granulé fin pour protéger la paille. Reste à choisir l’enduit de finition.

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La particularité de ce chantier est d’évoluer au fil des mois de chantier passant de la conception initiale d’Eric avec un architecte aux errances et trouvailles d’auto-constructeur. Le projet avance au rythme d’Eric qui se passant d’artisan choisi d’assumer seul l’avancée et la tenue du rythme du chantier.

En attendant, les bottes de paille soigneusement empilé sous une bâche à proximité du chantier. Elles attendent de reprendre la lumière cet été 2015 où le chantier est ouvert à tous de Juillet à Août !

Pour obtenir les photos et contacter Eric n’hésitez pas à prendre contacte avec nous !

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Visite d’une éco-rénovation à Florac – 10 avril

Vendredi 10 avril,  nous étions une petite dizaine à découvrir une jolie maison  en plein centre de Florac.

Qui pourrait imaginer que trois ans auparavant cette maison a été complètement rénovée avec des matériaux écologiques afin d’en améliorer l’isolation pour pouvoir y vivre à l’année et la rendre plus saine ?

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Photo de la cuisine en rénovation – 2012

Dans un premier temps, Corinne nous a montré quelques photos de la maison lors de l’achat et de la période où tout fut cassé. Elle nous a exprimé la complexité de tout rénover et de le faire soi-même (ici à part l’électricité qui à été fait par un professionnel) : penser les plans, poncer les poutres, choisir les matériaux d’isolation en fonction des accès et du budget, apprendre en faisant,….

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Quelques photos d’avant et après.

C’est avec l’aide de la famille, des amis et des recherches sur internet, que Corinne ​a réussi ​à​ se confectionner, rénover, sa maison (sur trois étages). Elle a pu expérimenter divers matériaux tels que :

  •  isolation : laine de mouton, liège, laine de bois
  • enduits : terre, plâtre, chaux
  • sols : carrelage, bois, lino

Le tout chauffé avec un beau poêle ardennais.

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La cuisine – aujourd’hui

Dans chaque pièce on trouve des techniques d’enduits et des isolations différentes ! On pourrait se dire qu’une fois que l’on maîtrise une technique, on l’utilise pour continuer sa rénovation et progresser au fur et à mesure de l’avancement du chantier. ​Alors pourquoi avoir utilisé toutes ces techniques de rénovation ??​

A travers ces travaux, Corinne a voulu satisfaire sa curiosité naturelle, avec la contrainte de l’accessibilité à la maison (rue piétonne avec des escaliers) et aux étages, tout simplement. Loin de favoriser une économie ultra rationnelle dans la rénovation, expérimenter est aussi une voie d’apprentissage personnelle. En un sens, on peut même dire qu’une maison peut ressembler à son propriétaire… A chacun son esthétique et ses usages !
Encore une fois, ce fut une visite riche de partages sur les matériaux et​ ​d’échanges sur les méthodes utilisées.

Merci encore !

Vivement la prochaine visite => Agenda <=

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Visite & diagnostic d’habitats bioclimatiques 14 mars

Dernière journée d’hiver… Le printemps est proche et pourtant il neige un peu sur le causse de Sauveterre où Nathalie nous reçoit dans son atelier pour parler de bioclimatisme ; notion qu’elle utilise au quotidien dans son métier d’architecte.

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« Un habitat est propre à un habitant et à un lieu » : Ce postulat de base se décline dans l’étude du site – orientation, pente, masque – et sur une écoute attentive des besoins humains ses envies, ses rêves… mais aussi ses moyens financiers !

IMG_1974Deux adhérents de l’association ont apporté les plans de leur projet d’habitat. L’un envisage d’acheter une maison cévennole construite dans la pente avec une charpente à la Philibert Delorme. L’autre pense acquérir un terrain dans une terrasse -bancel- exposée plein sud et réfléchit à construire en neuf. L’après-midi a donc été riche en enseignement pratique et en conseil.

Nathalie nous a aussi fait visité sa maison et les gîtes qu’elle a rénové. Toujours sur des principes de bioclimatisme, elle nous présente quelques projets qu’elle a pu suivre et aider à faire naître.

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C’est l’occasion de parler d’isolation, d’ouverture au sud, de brise soleil, de serre bioclimatique, d’effet Venturi, de batterie thermique, de paille et de terre ! La liste est non-exhaustive preuve d’un foisonnement de choix technique et de parti pris au niveau de la conception.

Nous n’aurons pas fait le tour de la notion de bioclimatisme en trois heures, mais par le cheminement question-réponse et visite, nous aurons pu avancer chacun dans nos connaissances.

A retenir : Bien isoler à l’air et faire des choix de conception parfois plus coûteux s’avère intéressant sur le long terme en terme de confort de vie et d’économie !

Merci Nathalie pour ces enseignements.

Contact :
Le Falisson 48000 Saint Bauzile
Site internet : http//maisonecolozere.jimbo.com
Mail : crepin.nathalie.com
Tel : 04 66 44 71 49